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La jeune fille au pair ne savait pas faire de vélo

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En décembre 2017, Claire X envisage de prendre une jeune fille au pair, pour l’aider à s’occuper de ses quatre enfants et du ménage. Le 1er février, elle doit en effet reprendre le travail, après un arrêt de plusieurs années. Elle a déjà accueilli, par le passé, une jeune Chinoise, pendant deux ans, et cela s’était très bien passé. Elle fait appel à l’agence Y, qui la lui avait trouvée.
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Elle signe un contrat le 4 décembre 2017, et paie 485 euros. Dans son dossier d’inscription, elle indique ce qu’elle attend de la jeune fille, sans préciser toutefois qu’elle veut que celle-ci fasse du vélo, pour emmener le petit dernier à l’école sur un porte-bagage.

Lorsqu’elle remplit la « lettre de présentation de la famille », elle écrit même : « Une journée type chez nous en semaine, ça donne ceci : (…) [Les deux premiers enfants] doivent partir à 8 h 15 pour aller à leur école primaire. Ils y vont à pied ensemble, seuls.  [les deux enfants suivants] partent au même moment avec la jeune fille au pair pour aller à leur école maternelle, à pied ou en vélo. »

Plusieurs jeunes filles, en Ukraine, en Colombie, en Argentine, au Mexique et au Kirghizistan, lui sont proposées. « A chaque entretien par Skype, je leur demande si elles savent faire du vélo », nous indique Mme X. « Perizat, une jeune Kirghize, née en 1996, me répond en français qu’elle sait en faire; je le répète en anglais, pour être sûre qu’il n’y a pas de quiproquo. Elle confirme. De ce fait, nous la choisissons. » La jeune fille doit rester un an dans la famille, à compter du 1er mars 2018.
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Couscous merguez

Son départ étant différé pour plusieurs raisons, la jeune fille arrive à Strasbourg le vendredi 30 mars, dans la soirée. Le lendemain, samedi 31 mars, Mme X lui propose d’aller l’inscrire à la bibliothèque. « Quand elle réalise que je lui demande de prendre le vélo, elle me répond d’un ton paniqué qu’elle ne sait pas en faire. Je suis surprise et lui fais remarquer qu’elle a dit le contraire lors de l’entretien Skype. Je lui demande tout de même d’essayer. Elle monte sur le vélo et, par manque de vitesse, bascule sur le côté, puis pose un pied au sol, ce qui est caractéristique des débutants qui ont peur de prendre de la vitesse. »

Mme X, très énervée, essaie de joindre la responsable de l’agence, Mme Y, qui ne répond pas. Elle se calme un peu pendant la nuit. Mais le lendemain, dimanche 1er avril, lorsqu’elle sert au déjeuner un couscous merguez, la jeune fille lui indique qu’elle ne mange pas de porc parce qu’elle est musulmane. « Or, dans son dossier de candidature, à la question ‘avez-vous un régime alimentaire particulier?’, elle avait répondu non! », proteste Mme X, en ajoutant que sa famille mange tous les jours des quiches lorraines, des choucroutes ou du baeckeoffe. « Il faudrait que je fasse un menu spécial pour elle, alors qu’elle était censée me faciliter la vie ? », demande-t-elle.
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Expulsion

Mme X dit à …

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